Arthur Frugier : la relève de la trott’ française

Pour nous riders, la trottinette est souvent une passion, mais peut aller bien au-delà. Il n’y a pas d’âge pour pratiquer. Les OG’s français comme JD, Charles Padel, Flavio Pesenti, … nous le prouvent. Mais nombreux sont aussi ceux qui commencent à rouler très jeunes comme Arthur Frugier. A seulement onze ans il fait déjà parler de lui. Focus sur ce petit rider qui fait déjà tout comme un grand !

C’est à sept ans, du haut de sa JD Bug et grâce au skatepark situé sur le chemin de l’école qu’Arthur a commencé la trottinette. Accompagné de sa famille, Arthur a ensuite sillonné le pays, allant même jusqu’en Suisse. Suite à de rapides progrès il gagne très vite son premier contest : celui de Lambesc en 2015. Le premier d’une longue série ! Parmi eux, notons le mythique contest de Montreux ou encore le FISE de Montpellier. Arthur continue de se placer dans les premiers de sa catégorie.


Passionnés jusqu’au bout du monde

Les parents d’Arthur adorent voyager. Ayant déjà réalisé un tour du monde en 2001. Ils ont décidé de remettre ça, jugeant les cours d’histoire de leur fils beaucoup plus intéressants en vrai ! Ce projet était aussi une aubaine pour Arthur (également passionné de surf) : celle de pouvoir rider à l’autre bout de la planète. C’est ainsi que toute la petite famille est partie en septembre 2016 pour neuf mois de voyage intensif.

« Quand mes parents m’ont annoncé qu’ils voulaient repartir pour quelques mois, je leur ai demandé si on pouvait aller en Australie pour rider avec les riders australiens, ceux qui m’ont toujours fait rêver… Ils m’ont dit OUI ! » Arthur Frugier.

Première destination : la Thaïlande, qu’ils ont traversée du Nord au Sud à la recherche du moindre skatepark. Peu nombreux (trois seulement), c’est dans la rue qu’Arthur a enchaîné les tricks en éveillant la curiosité des thaïlandais. Ces derniers étaient avides de découvrir ce sport inconnu. 

Sept semaines plus tard, c’est ensuite sur la Malaisie que la famille Frugier jeta son dévolu. De Kuala Lumpur, en passant par Putrajaya puis par Singapour. Là-bas, c’est une majorité de skateurs qui peuple les rares skateparks du pays. Loin des conflits inter-disciplines que l’on peut souvent observer chez nous entre le skate et la trottinette par exemple, les différents riders locaux se sont fait un plaisir de rencontrer Arthur. Le contact est une chose importante en voyage. Beaucoup sont aujourd’hui les riders malais qui suivent Arthur sur les réseaux sociaux. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Cette entente collective, présente malgré la barrière de la langue et la pratique de différents sports extrêmes nous pousse d’ailleurs à nous interroger sur notre propre mode de fonctionnement. Pourquoi créer des conflits alors que nous possédons tous cette même passion pour le ride ? Que nous possédions deux ou quatre roues, nous utilisons les mêmes infrastructures. Serait-ce parce que nous sommes si nombreux sur les skateparks que des conflits éclatent ? Nous devons malheureusement faire avec. Alors autant accepter les différences de chacun pour pouvoir pratiquer librement. En tout cas, du côté de l’Asie du Sud-Est, cette problématique ne semble pas exister.

De découverte en découverte, la famille Frugier arriva au Vietnam. Leur visite dans ce pays sera notamment marquée par la rencontre d’un trotirider originaire d’Ho-Chi-Minh (sud du Vietnam). Il est un des seuls à pratiquer ce sport dans cette région du monde. Il est malheureusement compliqué pour lui de trouver du matériel neuf. C’est avec plaisir qu’Arthur lui céda quelques-unes de ses pièces de rechange pour qu’il puisse continuer à rouler.

Après plusieurs sessions avec les rollerbladers et les skateurs vietnamiens, ils se remirent en route. Direction Bali ou « L’île des Dieux », où ils restèrent deux mois. Les six skateparks tous proches les uns des autres ainsi que les vagues propices au surf ont plus que séduit Arthur. Ce dernier a pu pratiquer ses deux passions tous les jours !

Nous en arrivons enfin à la destination tant attendue par le petit Arthur : l’Australie. Et quel rêve ! Huit semaines en camping-car, à sillonner les routes entre Brisbane et Melbourne (soit 5000 kilomètres). Outre les kangourous et les koalas, l’Australie c’est « le pays de la trottinette freestyle ». Chaque ville, aussi petite soit-elle possède son propre skatepark, toujours peuplé par de nombreux trotiriders. Le but d’Arthur était de rencontrer les riders qui l’ont toujours fait rêver. C’est chose faite avec Coedie Donovan, Max Peters, Wazzeh, Dakota Schuetz, Jesse Bayes, Tanner Fox ; pour ne citer que les principaux.

      

Ces rencontres l’ont également poussé à découvrir des endroits mythiques dans le monde de la trott’. Parmi eux le Bunker Skatepark et The Shed à Melbourne, The Village Skatepark et le Rampfest de Brisbane, le mythique skatepark de Caloundra (ni plus ni moins que le skatepark local d’un certain Ryan Williams) ou encore le Bondy Beach Skatepark près de Sydney…

En résumé, un magnifique voyage à travers le monde, une superbe expérience pour toute la famille qui rentre avec une pluralité de souvenirs en tête. Et quand l’on demande à Arthur ce qu’il a préféré, voilà ce que ça donne :  » Pendant ce voyage j’ai vécu des moments super, comme ma rencontre avec Bao Thran au Vietnam, mais ce que j’ai préféré plus que tout, c’est notre voyage en camping-car en Australie. Les australiens sont vraiment cool, l’ambiance sur les skateparks est incroyable… Les parents se donnent rendez-vous avec une bière et une pizza et passent la soirée au park pendant que leurs enfants rident tranquille… Pour les australiens, la trott’ est une vraie discipline sportive, ils sont fiers d’en faire… Ce serait trop bien si en France on avait une telle ambiance sur nos skateparks ! « .

 

La passion, c’est en famille !

La maman d’Arthur nous raconte que ce voyage a beaucoup appris à son fils, notamment en géographie sur les pays et les populations, mais aussi en histoire sur la guerre du Vietnam. Dès leur retour, c’est une nouvelle vie qui commence pour les Frugier. Ces derniers ont finalement posé leurs bagages du côté d’Arcachon, dans la région bordelaise. Fraichement entré au collège, Arthur ne quitte pas pour autant des yeux ses objectifs. Il veut continuer à s’entraîner, s’améliorer, faire de nouvelles rencontres, découvrir de nouveaux skateparks et être présent sur les compétitions. Il travaille également à de nouveaux tricks pour une prochaine vidéo et a comme projet d’aller rider les skateparks américains ; sans oublier Woodward !

Des tels projets ne se mettent pas en œuvre seuls, surtout lorsqu’on est si jeune. Si Arthur a aujourd’hui la chance de beaucoup voyager et de vivre à fond sa passion, c’est surtout grâce à ses parents, qui s’investissent au maximum. Toujours en vadrouille, les Frugier ne reculent devant rien quand il s’agit de faire vivre de magnifiques expériences à leur fils. Une très belle mentalité dont peuvent témoigner les riders qui ont eu la chance de faire leur connaissance !

Une réelle motivation tout d’abord familiale ; qui va bientôt s’étendre à toute la communauté de riders français, jeunes ou plus vieux… On ne vous en dit pas plus, vous devriez être mis au courant très vite !!

Un grand merci à toute la famille Frugier pour leur engouement et leur participation active à cet article. Nous vous joignons la dernière vidéo d’Arthur éditée par les soins de Maël Arnaud, pour que vous puissiez voir les résultats de leurs efforts.

      

C’est avec plaisir que Ditched.DK soutient tout type de projet réalisé au sein de la trott’ ! Stay tuned.

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