Haske Battle at the Plaza 2018 – Barcelone Street Contest

Comme chaque année, la tant attendue Haske Battle at the Plaza « Street Jam » s’est déroulée au paradis de tous les riders : Barcelone. A défaut d’avoir vu les français tout rafler, c’est plutôt une grande majorité de homies que nous avons pu croiser sur les spots. En effet, le FISE s’étant déroulé en même temps que la Haske Battle at the Plaza, et nos habitués ont déserté Barcelone après la Dissidence Coalition V2. Direction Montpellier pour eux! Cela n’a pas empêché les locaux présents de se donner à fond pendant la Street Jam, bien au contraire. Comme à chaque édition, il y eu un bon lot de sang et de peau écorchée.

Barcelona Haske Street Jam 2018

Il est environ 11 heures. Après les habituelles retrouvailles collectives dans le métro barcelonais, les riders arrivent au compte-goutte au lieu de rendez-vous. Ce dernier est situé à quelques rues de celui de l’année passée. Nous découvrons alors une grande place en contrebas. Cette dernière est surplombée d’immeubles et d’espaces verts.

Javi Trepat (organisateur de la jam), voyant l’impatience de la foule et mégaphone en main, se met alors à scander les modalités de la jam. Elle se déroulera en trois parties sous forme de challenges. Tout le monde se presse le long des barrières donnant vue sur le premier spot. C’est un énorme plan incliné placé sur un grand set de marches. Il est suivit un peu plus bas de deux. Premier challenge : le saut en longueur.

Les uns après les autres, petits et grands se jettent sur le spot.  Certains tentent la longueur, d’autres essayent des tricks plus engagés. C’est l’un des seuls français qui le premier donnera du travail aux ambulanciers. L’avenir d’un drop fakie mal exécuté offrira à Warneup un aller-retour à l’hôpital et huit points de suture à la tête. Le ton est donné. La file d’attente en haut du plan incliné rétrécit peu à peu. C’est finalement Kevin Guerrero qui remportera le prix du plus long jump. Un curb est ensuite placé à la suite des kickers. C’est William Holm qui réalisera le meilleur gap to grind avec un magnifique  full whip double whip to BS feeble.

Barcelona Haske Street Jam 2018

Barcelona Haske Street Jam 2018
Ne perdant pas une minute, Javi annonce le second challenge de cette Haske Battle at the Plaza. C’est un énorme gap d’environ quatre mètres de hauteur. Il donne sur un plan incliné à sa réception. Là encore, les riders se jettent. Entre chutes impressionnantes et autres double barspins futuristes, c’est Timo Sturmlin qui l’emporte avec un énorme FS 360° double heelwhip gap.

Barcelona Haske Street Jam 2018
Barcelona Haske Street Jam 2018
Histoire de garder les troupes motivées, les organisateurs octroient une pause déjeuner à tout ce beau monde. S’ensuit alors la course à celui qui trouvera le kebab le moins cher des environs. Facile, à Barcelone !

C’est au moins avec le ventre plein que les riders ont fait face à la fine pluie s’étant abattue sur la jam. Loin de démotiver notre bon vieux Javi Trepat, ce dernier profite d’une éclaircie pour annoncer la suite de la jam, ainsi que le dernier spot/challenge. Toujours sur la même place, les riders se tournent vers un impressionnant double set de marches. L’un est plus petit que l’autre et donne possibilité à un gap en début de line. L’autre est doté d’un rail en descente, d’un plan incliné à l’appel et sur toute la longueur des marches. Hésitant à cause de la pluie fraîchement tombée, les riders finissent par se jeter au compte-goutte sur le spot. Une fois lancé, William Holm ne s’arrête plus. Il enchaîne plusieurs lines engagées, dont une comprenant un énorme bar to backlip. Mais c’est Erik Avila qui remportera le prix de la meilleure line street. Et ceci juste avant que la pluie ne précipite la fin de la jam.

Trempés mais heureux, tous se réunissent au centre de la place. C’est l’heure de l’annonce du meilleur rider de la Haske Battle at the Plaza. Après quelques minutes de suspense, c’est William Holm qui est sacré vainqueur de la Haske Street Jam 2018, grâce à sa motivation et à ses tricks engagés replaqués sur chaque spot.

Barcelona Haske Street Jam 2018
Barcelona Haske Street Jam 2018
Barcelona Haske Street Jam 2018
Toujours à cause de la pluie, le downhill annuel n’aura pas lieu. C’est donc amèrement que les groupes de riders rétrécissent peu à peu, laissant place à une météo catastrophique pour un mois de mai en Espagne. Comme quoi, quand les français ne sont pas là pour mettre l’ambiance…

On vous laisse néanmoins avec la vidéo de la Haske Battle at the Plaza éditée par Sébastien Prot aka Papy de chez Roots Boy Production qui lui, était bien présent pour switcher de caméra entre les gouttes !

 

All pictures by Carlos Rodelas / carlosrodelas.com / Instagram

Boris Germain – Animal Deck

Boris « The Animal » Germain est de retour, mais à l’inverse de la Team Rocket il n’est pas là pour nous jouer un mauvais tour mais pour nous présenter son deck signature chez Flavor. 
Après sa barre et sa fourche Boris nous dévoile son petit bijou donne envie d’être testé : 

Flavor_The_Animal_Deck

Dimensions : 

  • Longueur: 55cm
  • Largeur: 12,3cm
  • Poids: 1,5kg
  • Compatible 125mm
  • Angle headtube 83°
  • Designed by Z

 

Pour ce qui est de la vidéo en elle-même ce n’est pas une révolution de la trott’ mais du Boris classique pur et simple dans son local de Flachet. On a le droit au classique bs 180 Tailgrab to fakie en transfert de box, mais aussi à des gros combos en 50-50 comme le 50 to bs 270 to Boarslide. 
C’est surtout d’un point de vue cinématographique que la vidéo excelle; avec Bradley Morrissey derrière l’objectif on voit clairement que c’est du travail de pro tant dans le rendu des images qu’au montage. 


Réalisé par Bradley Morrissey 

Maxime Bouzid – Welcome to Flavor


Ca fait longtemps qu’on voit Maxime Bouzid se chauffer; que ça soit avec son compère Boris Germain sur des O.U.T presque réguliers ou sur les différentes Streetjam’s, Bouzid est toujours là. 

Forcement on pouvait s’attendre à du lourd venant de sa part, surtout pour son entrée chez une marque comme Flavor, et on est pas déçu. 
Ca va vite, ça va haut, et surtout il y a de la prise de risques ! A en témoigner par un des tricks d’ouverture avec long, très long nose to whip gap de 9 marches. 
Mais s’il y a un trick à retenir de la video, c’est le Fullcab Whip to Bar sur les blocs du MACBA à Barcelone. Prise de risque maximale, technicité et portage de cojones tout y est. 

Pour ce qui est de la vidéo en elle-même, c’est parfait. Papy Roots Boy Prod’ (aka Sébastien Prot) signe un montage dynamique, avec des angles soignés et des Timelapses qui viennent agrémenter la vidéo par leur côté esthétiques, temporisant le rythme et ainsi nous permettant de mieux apprécier les tricks de ce cher Bouzid. 

En somme, c’est lourd, c’est beau et bien fait. Tout ce qu’on veut voir sortir en contenu de trott’. 
Ditched.DK valide, Welcome to Flavor Maxime Bouzid ! 

 

Filmé et édité par Roots Boy Productions (Sébastien Prot) 

welcome-to-flavor-maxime-bouzid

 

Photo : Mathieu De Michiel 

 

Arthur Frugier : la relève de la trott’ française

Pour nous riders, la trottinette est souvent une passion, mais peut aller bien au-delà. Il n’y a pas d’âge pour pratiquer. Les OG’s français comme JD, Charles Padel, Flavio Pesenti, … nous le prouvent. Mais nombreux sont aussi ceux qui commencent à rouler très jeunes comme Arthur Frugier. A seulement onze ans il fait déjà parler de lui. Focus sur ce petit rider qui fait déjà tout comme un grand !

C’est à sept ans, du haut de sa JD Bug et grâce au skatepark situé sur le chemin de l’école qu’Arthur a commencé la trottinette. Accompagné de sa famille, Arthur a ensuite sillonné le pays, allant même jusqu’en Suisse. Suite à de rapides progrès il gagne très vite son premier contest : celui de Lambesc en 2015. Le premier d’une longue série ! Parmi eux, notons le mythique contest de Montreux ou encore le FISE de Montpellier. Arthur continue de se placer dans les premiers de sa catégorie.


Passionnés jusqu’au bout du monde

Les parents d’Arthur adorent voyager. Ayant déjà réalisé un tour du monde en 2001. Ils ont décidé de remettre ça, jugeant les cours d’histoire de leur fils beaucoup plus intéressants en vrai ! Ce projet était aussi une aubaine pour Arthur (également passionné de surf) : celle de pouvoir rider à l’autre bout de la planète. C’est ainsi que toute la petite famille est partie en septembre 2016 pour neuf mois de voyage intensif.

« Quand mes parents m’ont annoncé qu’ils voulaient repartir pour quelques mois, je leur ai demandé si on pouvait aller en Australie pour rider avec les riders australiens, ceux qui m’ont toujours fait rêver… Ils m’ont dit OUI ! » Arthur Frugier.

Première destination : la Thaïlande, qu’ils ont traversée du Nord au Sud à la recherche du moindre skatepark. Peu nombreux (trois seulement), c’est dans la rue qu’Arthur a enchaîné les tricks en éveillant la curiosité des thaïlandais. Ces derniers étaient avides de découvrir ce sport inconnu. 

Sept semaines plus tard, c’est ensuite sur la Malaisie que la famille Frugier jeta son dévolu. De Kuala Lumpur, en passant par Putrajaya puis par Singapour. Là-bas, c’est une majorité de skateurs qui peuple les rares skateparks du pays. Loin des conflits inter-disciplines que l’on peut souvent observer chez nous entre le skate et la trottinette par exemple, les différents riders locaux se sont fait un plaisir de rencontrer Arthur. Le contact est une chose importante en voyage. Beaucoup sont aujourd’hui les riders malais qui suivent Arthur sur les réseaux sociaux. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Cette entente collective, présente malgré la barrière de la langue et la pratique de différents sports extrêmes nous pousse d’ailleurs à nous interroger sur notre propre mode de fonctionnement. Pourquoi créer des conflits alors que nous possédons tous cette même passion pour le ride ? Que nous possédions deux ou quatre roues, nous utilisons les mêmes infrastructures. Serait-ce parce que nous sommes si nombreux sur les skateparks que des conflits éclatent ? Nous devons malheureusement faire avec. Alors autant accepter les différences de chacun pour pouvoir pratiquer librement. En tout cas, du côté de l’Asie du Sud-Est, cette problématique ne semble pas exister.

De découverte en découverte, la famille Frugier arriva au Vietnam. Leur visite dans ce pays sera notamment marquée par la rencontre d’un trotirider originaire d’Ho-Chi-Minh (sud du Vietnam). Il est un des seuls à pratiquer ce sport dans cette région du monde. Il est malheureusement compliqué pour lui de trouver du matériel neuf. C’est avec plaisir qu’Arthur lui céda quelques-unes de ses pièces de rechange pour qu’il puisse continuer à rouler.

Après plusieurs sessions avec les rollerbladers et les skateurs vietnamiens, ils se remirent en route. Direction Bali ou « L’île des Dieux », où ils restèrent deux mois. Les six skateparks tous proches les uns des autres ainsi que les vagues propices au surf ont plus que séduit Arthur. Ce dernier a pu pratiquer ses deux passions tous les jours !

Nous en arrivons enfin à la destination tant attendue par le petit Arthur : l’Australie. Et quel rêve ! Huit semaines en camping-car, à sillonner les routes entre Brisbane et Melbourne (soit 5000 kilomètres). Outre les kangourous et les koalas, l’Australie c’est « le pays de la trottinette freestyle ». Chaque ville, aussi petite soit-elle possède son propre skatepark, toujours peuplé par de nombreux trotiriders. Le but d’Arthur était de rencontrer les riders qui l’ont toujours fait rêver. C’est chose faite avec Coedie Donovan, Max Peters, Wazzeh, Dakota Schuetz, Jesse Bayes, Tanner Fox ; pour ne citer que les principaux.

      

Ces rencontres l’ont également poussé à découvrir des endroits mythiques dans le monde de la trott’. Parmi eux le Bunker Skatepark et The Shed à Melbourne, The Village Skatepark et le Rampfest de Brisbane, le mythique skatepark de Caloundra (ni plus ni moins que le skatepark local d’un certain Ryan Williams) ou encore le Bondy Beach Skatepark près de Sydney…

En résumé, un magnifique voyage à travers le monde, une superbe expérience pour toute la famille qui rentre avec une pluralité de souvenirs en tête. Et quand l’on demande à Arthur ce qu’il a préféré, voilà ce que ça donne :  » Pendant ce voyage j’ai vécu des moments super, comme ma rencontre avec Bao Thran au Vietnam, mais ce que j’ai préféré plus que tout, c’est notre voyage en camping-car en Australie. Les australiens sont vraiment cool, l’ambiance sur les skateparks est incroyable… Les parents se donnent rendez-vous avec une bière et une pizza et passent la soirée au park pendant que leurs enfants rident tranquille… Pour les australiens, la trott’ est une vraie discipline sportive, ils sont fiers d’en faire… Ce serait trop bien si en France on avait une telle ambiance sur nos skateparks ! « .

 

La passion, c’est en famille !

La maman d’Arthur nous raconte que ce voyage a beaucoup appris à son fils, notamment en géographie sur les pays et les populations, mais aussi en histoire sur la guerre du Vietnam. Dès leur retour, c’est une nouvelle vie qui commence pour les Frugier. Ces derniers ont finalement posé leurs bagages du côté d’Arcachon, dans la région bordelaise. Fraichement entré au collège, Arthur ne quitte pas pour autant des yeux ses objectifs. Il veut continuer à s’entraîner, s’améliorer, faire de nouvelles rencontres, découvrir de nouveaux skateparks et être présent sur les compétitions. Il travaille également à de nouveaux tricks pour une prochaine vidéo et a comme projet d’aller rider les skateparks américains ; sans oublier Woodward !

Des tels projets ne se mettent pas en œuvre seuls, surtout lorsqu’on est si jeune. Si Arthur a aujourd’hui la chance de beaucoup voyager et de vivre à fond sa passion, c’est surtout grâce à ses parents, qui s’investissent au maximum. Toujours en vadrouille, les Frugier ne reculent devant rien quand il s’agit de faire vivre de magnifiques expériences à leur fils. Une très belle mentalité dont peuvent témoigner les riders qui ont eu la chance de faire leur connaissance !

Une réelle motivation tout d’abord familiale ; qui va bientôt s’étendre à toute la communauté de riders français, jeunes ou plus vieux… On ne vous en dit pas plus, vous devriez être mis au courant très vite !!

Un grand merci à toute la famille Frugier pour leur engouement et leur participation active à cet article. Nous vous joignons la dernière vidéo d’Arthur éditée par les soins de Maël Arnaud, pour que vous puissiez voir les résultats de leurs efforts.

      

C’est avec plaisir que Ditched.DK soutient tout type de projet réalisé au sein de la trott’ ! Stay tuned.

Edy Flückiger – Fasen Promo 2017

Il y a un an, Edy Flückiger nous annonçait sa rentrée officielle chez Fasen dans une vidéo déjà plus qu’énervée . Pour sa nouvelle promo 2017, il était bien décidé à mettre les bouchées doubles. Petite review avant de vous laisser l’apprécier comme il se doit.

Un riding polyvalent

La polémique « rider park – rider street » ne date pas d’hier. Edy n’en a que faire et se contente de kiffer la trott’, nous montrant sa maîtrise parfaite des deux. Le leg bar to briflip air et tous les tricks réalisés sur d’énormes rails street en descente nous le prouvent.

De la Suisse au Royaume-Uni en passant par les Balkans et Barcelone, Edy s’est motivé à ramener des images d’un peu partout. C’est ainsi qu’il a pu nous montrer de quoi il était capable, en rajoutant toujours une rotation au moment où l’on s’y attend le moins. Niveau musique, notez la présence d’une instru un peu répétitive mais collant parfaitement avec les tricks et le montage.

Pour ce qui est du reste, hors de question de vous dévoiler les tricks. On vous laisse plutôt regarder cette dinguerie !

 

Vidéo éditée par Benjamin Friant